On associe souvent les freins à la transmission au moment de la vente : repreneur à trouver, prix à fixer, financement à boucler. Mais bien avant que la question de la vente ne se pose, d’autres freins à la préparation de la transmission d’entreprise existent, ceux qui empêchent simplement de commencer à y réfléchir.
Un dossier qui reste sur le coin du bureau
La transmission n’est pas un sujet qu’on oublie. C’est un sujet qu’on repousse, année après année, sans jamais vraiment le fermer.
Il reste là, entre deux urgences. On sait qu’il faudra s’en occuper. On sait aussi que ce n’est pas pour tout de suite. Alors on continue à piloter le quotidien, et le dossier reste ouvert, sans avancer.
Freins à la préparation de la transmission d’entreprise : ce qui retarde concrètement la réflexion
Dans l’accompagnement des dirigeants, deux freins reviennent, avant même la question du moment idéal pour céder :
- Ne pas savoir par où commencer
- Vouloir garder le sujet confidentiel, y compris vis-à-vis de ses conseils habituels
À cela s’ajoute un troisième obstacle, plus discret : l’absence d’un moment réservé dans l’agenda pour seulement y réfléchir, sans obligation d’avancer tout de suite.
Pourquoi la confidentialité freine autant que le manque de méthode ?
Parler de transmission, c’est parler d’un projet qui touche l’équipe, les clients, parfois la famille. Le dirigeant hésite naturellement à ouvrir le sujet trop tôt, y compris avec son expert-comptable ou son avocat habituel, par crainte de déstabiliser une relation ou une négociation avant que rien ne soit engagé.
Cette prudence est légitime. Mais elle ne doit pas empêcher la réflexion elle-même. Il existe une différence entre annoncer un projet et simplement commencer à y penser, dans un cadre neutre et confidentiel, en dehors du cercle habituel de l’entreprise.
Poser un premier cadre, avant que le sujet ne devienne urgent
Piloter son entreprise au quotidien, rentabilité, trésorerie, structuration, c’est déjà construire les conditions d’une transmission réussie. La préparation active de la cession s’intègre naturellement dans ce travail, généralement 2 à 3 ans avant l’échéance.
Mais avant même d’en arriver là, la première étape est plus simple : se donner un moment pour formuler la question, sans pression, avec un regard extérieur.
C’est l’un des rôles que nous jouons, auprès des dirigeants de TPE et PME, au sein d’Experts Gestion GCL : poser ce premier cadre, dans la confidentialité, pour que la réflexion puisse commencer.
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Questions fréquentes
Cette réflexion m’engage-t-elle à céder mon entreprise ?
Non. Réfléchir à la transmission, c’est se donner de la visibilité sur le sujet, pas prendre une décision de céder. Le dirigeant reste libre d’avancer à son rythme, y compris de ne pas donner suite.
Faut-il déjà avoir une date de cession en tête pour commencer à y réfléchir ?
Non. La réflexion peut commencer bien avant d’avoir arrêté un calendrier précis. C’est même souvent préférable, cela laisse le temps d’agir sur les points qui feront la différence le moment venu.
Cette réflexion peut-elle rester confidentielle, y compris vis-à-vis de mon expert-comptable ?
Oui. Un premier échange sur le sujet peut se tenir en dehors du cercle habituel de conseils du dirigeant, précisément pour lever ce frein de confidentialité.
Dois-je impliquer mes équipes dès cette étape ?
Non, pas à ce stade. Le premier cadre de réflexion se pose avec le dirigeant seul, dans la confidentialité. L’implication des équipes, si elle a lieu, intervient plus tard, au moment jugé opportun par le dirigeant.
Mon avocat peut il se charger de la cession de mon entreprise ?
Il sera bien entendu acteur si vous le souhaitez, tout comme l’expert comptable ou le CGP par exemple. La préparation d’une transmission d’entreprise nécessite coordination des différents corps de métiers pour cadrer l’intégralité du périmètre à traiter.
Par quoi commence un accompagnement avec 2PG CONSEIL ?
Par un premier échange, sans engagement, pour poser les bases de la réflexion et comprendre la méthode que nous déployons dans le réseau GCL Experts-Gestion.
L’étape suivante, si vous le souhaitez, est le diagnostic cessibilité.
